Chronique # 64 (2010)

PAR JOCELYNE MATHIEU, FERNAND HARVEY ET GILLES GALLICHAN

Prix des Dix 2011 à Yves Beauregard

Le prix des Dix 2011 est décerné à Yves Beauregard, historien, éditeur et collectionneur pour son travail de diffusion et de vulgarisation historique sur l’histoire du Québec. Détenteur d’une maîtrise en histoire de l’Université Laval, Yves Beauregard s’est distingué au cours de sa carrière par son souci de transmettre au grand public les connaissances historiques développées par les spécialistes. En 1984, il a été parmi les premiers artisans de la revue Cap-aux-Diamants, avant d’en assumer la direction sans interruption depuis 1993. Entouré d’une équipe de collaborateurs, il a su faire de cette revue une publication culturelle de haut niveau et de belle tenue dont la diffusion est assurée sur l’ensemble du territoire québécois. Il a su, pour ce faire, mettre à contribution les chercheurs de divers horizons, incluant des spécialistes à qui il a demandé de vulgariser leur savoir pour le bénéfice du plus grand nombre. Animateur et organisateur infatigable, on le retrouve également à la direction de la revue Séquence (depuis 1994) et à la présidence de la Société de développement des périodiques culturels du Québec (SODEP) (depuis 1998). Spécialiste de l’iconographie, il a fait don, en 2007, de sa riche collection de photographies anciennes couvrant la période 1850-1950 – soit plus de 3 400 clichés – au Musée national des beaux-arts du Québec. Son expertise dans le domaine de l’iconographie, des archives et du patrimoine est régulièrement sollicitée par divers organismes, sociétés et instances gouvernementales.

75 ans : exposition sur les Dix et leurs Cahiers

Du 22 mars au 1er avril 2011 la Bibliothèque de l’Université Laval présente une exposition sur la Société des Dix et ses Cahiers pour souligner le 75e anniversaire de publication du premier numéro en 1936. Cette exposition retrace le passé des Dix depuis les origines de la Société jusqu’à nos jours grâce à des témoignages, des photographies et divers autres documents. Depuis 1935, La Société des Dix maintient une tradition de recherche, d’entraide et de diffusion en faveur de l’histoire du Québec et de l’Amérique française.

Fondée en 1935, ce groupe québécois formé de passionnés d’histoire se réunit autour de Gérard Malchelosse. L’ont accompagné Victor Morin, Ægidius Fauteux, Édouard-Zotique Massicotte, Francis-Joseph Audet, Olivier Maurault, Pierre-Georges Roy, Albert Tessier, Aristide Beaugrand-Champagne et Montarville Boucher de la Bruère. Cette première génération d’historiens et d’érudits sera suivie de plusieurs autres au fil des décennies, assurant ainsi la vitalité et le renouvellement de la Société des Dix.

Les premiers Dix en 1937

L’un des piliers de la Société des Dix, Gérard Malchelosse occupe une place centrale au sein du groupe duquel il demeurera le secrétaire perpétuel toute sa vie. Héritier de Benjamin Sulte, il développe très jeune un amour de l’histoire et des livres. Les circonstances le mettent tôt en présence de collections exceptionnelles ; il travaille ainsi pour son voisin, le libraire Gonzague Ducharme avec lequel il développera une longue et précieuse collaboration.

Les Cahiers des Dix, dont le premier numéro fut publié en 1936, visent à faire découvrir au public, divers aspects de la mémoire et du patrimoine de l’Amérique française. Dès les débuts, Ægidius Fauteux a été l’éditeur délégué de cette publication annuelle.

Premier numéro des Cahiers des Dix (1936)

Plusieurs éditeurs se sont succédé pour publier Les Cahiers des Dix depuis 1936. Au cours des premières années, la Société des Dix s’adresse à divers imprimeurs tout en assumant elle-même l’édition de ses Cahiers. De 1967 à 1979, les Dix s’associent aux éditions du Bien Public à Trois-Rivières, alors sous la direction de l’écrivain Clément Marchand. Plus de la moitié des Dix sont étroitement liés à cet éditeur à titre d’auteur ou de collaborateur. Outre le secrétaire Gérard Malchelosse, il faut citer les noms de Raymond Douville, Jacques Rousseau, André Vachon, Guy Oury et Armand Yon. Cette association prend fin après la publication du numéro 42, en 1979, au moment où les Éditions du Bien public sont vendues à un autre propriétaire . Suit une période d’interruption de publication entre 1980 et 1988, à l’exception de l’année 1983, alors que Lucius Laliberté, un éditeur de renom de Québec, prend l’initiative de relancer les Cahiers. Cette relance est cependant retardée par le décès de trois membres des Dix. Mais assurés d’une relève avec les Claude Galarneau, Pierre Trépanier, Roger Le Moine, Pierre Savard, Benoît Lacroix et Guy-Marie Oury, les Dix reprennent la publication de leurs Cahiers sur une base régulière à partir de 1989 (no 44), toujours soutenus par les Éditions La Liberté et son président, Lucius Laliberté. Par son soutien financier, amical et professionnel, ce dernier donne aux Cahiers et à la Société un souffle nouveau, de même qu’une visibilité accrue. En reconnaissance de cet engagement indéfectible, Monsieur Laliberté a reçu le Prix des Dix en 2001. Au moment de sa retraite des affaires, en 2007, son fils Christian prend la relève et poursuit depuis son association avec les Dix pour la publication des Cahiers.

Christian Laliberté succède à son père comme propriétaire de la librairie La Liberté, à Québec et éditeur des Cahiers des Dix depuis 2007

La convivialité est une valeur fondamentale des Dix. Leur devise, « Frater adjutus a fratre », signifie « le frère aidé par le frère » ou, selon Raymond Douville, « Fraternité avant tout ». Le groupe des Dix vit de partage et leurs rencontres se consolident toujours lors d’un repas qui prenait jadis des allures de festins. Plusieurs de ces repas furent mémorables. Gérard Malchelosse et sa famille ont occupé, dans l’organisation de ces agapes, une place incontournable.

La Société des Dix poursuit toujours ses activités. Ses Cahiers se sont renouvelés grâce à l’appui précieux de son éditeur et de ses fidèles lecteurs. Ces dernières années, la Société a relancé le Prix des Dix, instauré dans les années 1960, afin d’honorer une personne pour sa contribution remarquable dans le domaine de l’histoire du Québec ou de l’Amérique française. Elle a aussi institué les Amis des Dix dans le but de poursuivre son engagement et d’assurer la pérennité des Cahiers.

Cette exposition du 75e anniversaire des Cahiers des Dix a bénéficié de partenariats indispensables. Nous tenons à remercier d’abord la Bibliothèque et les Archives de l’Université Laval qui possèdent des collections et plusieurs fonds reliés à la Société des Dix. Par ailleurs, la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, l’INRS et la famille Malchelosse ont aussi contribué très généreusement à la préparation et à la réalisation de cette exposition. Nous tenons à remercier tous ces partenaires et collaborateurs, incluant deux assistantes de recherche, Catherine Côté-Cyr et Cassandre Lambert-Pellerin L’exposition est présentée à la Bibliothèque de l’Université Laval au premier étage du pavillon Jean-Charles-Bonenfant, du 21 mars au 1er avril 2011. Par la suite, une version virtuelle sera disponible sur le site Web des Dix.
Par Jocelyne Mathieu

Publications

Bernard Andrès

Bernard Andrès (6e Fauteuil) a fait paraître en 2010 dans la collection « L’archive littéraire au Québec » qu’il dirige aux Presses de l’Université Laval le titre suivant:
La Gazette littéraire de Montréal (1778-1779), Édition présentée par Nova Doyon, annotée par Jacques Cotnam, en collaboration avec Pierre Hébert, Québec, Presses de l’Université Laval, Collection « L’Archive littéraire au Québec – Série Monuments », 2010, 982 pages.
www.pulaval.com/catalogue/gazette-litteraire-montreal-1778-1779-9515.html

Il a aussi publié dans la collection dirigée par Yvan Lamonde chez le même éditeur le chapitre : « Passeurs et relais du Québec et du Bas-Canada : 1760-1800 », dans Marie-Pier Luneau, Jean-Dominique Mellot, Sophie Montreuil et Josée Vincent, en collaboration avec Fanie Saint-Laurent (dir.), Passeurs d’histoire(s). Figures des relations France-Québec en histoire du livre, Les Presses de l’Université Laval, collection « Cultures québécoises, 2010, p. 95-108.

Enfin, sont parus dans les revues Tangence et Voix et images les contributions suivantes :
« Les Canadiens et la norme au temps de Lahontan et de Saint-Vallier », Tangence, Université du Québec à Rimouski et Université du Québec à Montréal, no 89, hiver 2009, p. 35-54.

« L’humain fait monstre chez Pierre de Sales Laterrière (1743-1815) et Jacques Grasset de Saint-Sauveur (1757-1810) », Tangence, Université du Québec à Rimouski et Université du Québec à Montréal, no 91: « Le dire-monstre », automne 2009, p. 43-65.

« Des mémoires historiques aux Mémoires littéraires : l’apport de la Société littéraire et historique de Québec », Voix et images, no 105, printemps-été 2010, p. 15-32.

Yvan Lamonde

Yvan Lamonde (2e Fauteuil) a été nommé professeur émérite de l’Université McGill et élu membre d’honneur de l’Association internationale d’études québécoises. En 2011, Yvan Lamonde publie La Crise de l’homme et de l’esprit (1929-1939), chez Fides, premier tome d’une Histoire de la modernité au Québec (1929-1965) qui constituera la suite au tome II de son Histoire sociale des idées au Québec (1896-1929).

En 2010, il a également publié chez Del Busso, éditeur: L’heure de vérité. La laïcité québécoise à l’épreuve de l’histoire. À propos de cet essai, le journaliste Jean-François Nadeau a écrit dans Le Devoir du 24 décembre 2010, que cet « excellent essai […] [constitue] un livre utile et précieux à l’heure de débats fondamentaux ».

Yvan Lamonde a aussi codirigé avec Jonathan Livernois la publication des actes d’un colloque international, Culture québécoise et valeurs universelles (PUL) et il participe dorénavant au Comité éditorial de la Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et de la revue Globe.

Laurier Lacroix

Laurier Lacroix (5e Fauteuil), a publié: « Writing Art History in the Twentieth Century », dans The Visual Arts in Canada : The Twentieth Century, Anne Whitelaw, Brian Foss, Sandra Paikowsky (dirs), Don Mills, Oxford University Press, 2010, p. 413-423.
Simon Langlois

Simon Langlois (1er Fauteuil) a publié en 2010: « Defining the Quebec nation : Ten years of debates and an emerging consensus », dans: Travelling Concepts. Negotiating Diversity in Canada and Europe, Christian Lammert & Katja Sarkowsky (dirs), Wiesbaden, VS Verlag fur Sozialwissenschaften, 2010, p. 109-128.

Et: « Pauvreté et convergence des comportements de consommation entre classes socioéconomiques au Québec, 1969-2006 », (en collaboration avec François Gardes et Sami Bibi), dans Recherches sociographiques, LI, 3, 2010, p. 343-364.

Il a aussi dirigé la préparation d’un numéro spécial de la revue L’Année sociologique (Paris) sur le thème « la sociologie de la consommation », qui paraîtra en 2011.

Jocelyne Mathieu

Jocelyne Mathieu (7e Fauteuil) a publié: « Un beau tablier pour se faire jolie. Du pratique à l’esthétique (Québec, XXe siècle) », dans: Tabliers au masculin, tabliers au féminin. Textes réunis par Françoise Cousin et Nicole Pellegrin Catalogue de l’exposition des musées de la Ville de Chauvigny, 2009, p. 181-197.

Prix

L’ouvrage intitulé Chronologie musicale du Québec, 1535-2004, paru aux Éditions du Septentrion (2009, 366p.), sous la direction de Marie-Thérèse Lefebvre et Jean-Pierre Pinson, s’est mérité le Prix Opus 2009-2010 « Livre de l’année ». Les Prix Opus ont été créés en 1996 par le Conseil québécois de la musique afin de souligner l’excellence et la diversité du milieu musical au Québec.

Congrès, colloques et conférences

Jocelyne Mathieu

Le 27 février 2010, Jocelyne Mathieu a participé au Colloque international Patrimoine et désirs de territoires, à l’Université de Nîmes. Sa communication portait sur « Le territoire domestique comme lieu d’un patrimoine discret ».

Simon Langlois

Simon Langlois a participé au Colloque sur la sociologie de la consommation organisé par The European Sociological Association à Tartu en Estonie, du 25 au 28 août 2010 où il a présenté une communication intitulée « Cultural Consumption in Canadian Households Budgets ». Il a aussi participé au 30e séminaire estival de Québec organisé par The Institute on Québec Studies (Plattsburg University), tenu à Québec du 2 au 6 août 2010 en y prononçant une conférence sur la société québécoise contemporaine.

Denys Delâge

Au cours de l’année 2010, Denys Delâge (4e Fauteuil) a travaillé à la recherche et à l’écriture de rapports de témoin expert destinés aux tribunaux dans des causes relatives aux Indiens. Il a fait partie de deux équipes de recherche qui ont reçu des subventions du Conseil de Recherche en Sciences humaines du Canada (CRSH) portant sur la création des conseils de bande au XIXe siècle et sur les dynamiques spirituelles chez les Amérindiens et les Inuit. Pour le ministère des Affaires indiennes et du Nord du Canada, il a participé à des ateliers de formation sur l’histoire et la condition autochtone au Canada. Enfin, il a été, membre du comité scientifique et conférencier au colloque de Séville en Espagne: « aux confins des Amériques, XVIe -XIXe siècles : captifs, renégats et coureurs de bois », (France, Paris III-MASCIPIO-EHESS,CNRS- et Espagne, EEHA-CSIC, 20-30 septembre 2010) .

Bernard Andrès

Bernard Andrès a coorganisé à Paris-Sorbonne, 12 et 13 janvier 2010 le colloque « L’Histoire littéraire au Québec », en collaboration avec la Société d’histoire littéraire de la France. Des chercheurs de quatre universités québécoises et des collègues français y ont fait le point sur les principales contributions du Québec à l’histoire littéraire, tant en études québécoises qu’en études françaises. Portant sur le renouvellement des méthodes en histoire littéraire, le colloque témoigna de la coopération entre la France et le Québec ces dernières années, mais aussi sur les perspectives d’avenir. Les actes paraîtront dans la Revue d’histoire littéraire de la France. Lors de cette rencontre, Bernard Andrès a présenté la communication : « L’archéologue des lettres québécoises: Jacques Viger et son réseau (1787-1858) ».
Le 22 janvier 2010, il a offert la conférence suivante Centre d’Études et de Coopération Canadiennes (CECC) de l’Université de Nice-Sophia Antipolis : « Laïcité, religions(s) et ‘accommodements’ au Québec ».
Le 29 septembre 2010, au Musée McCord, il a participé au colloque « De la Nouvelle-France à la Province de Québec (1754-1776) », avec la communication « Mémoires d’une cession annoncée ».
Le 2 octobre 2010, dans le cadre des « Journées Commémoratives » coorganisées par l’Association Terre de Provence-Québec et le Centre de Recherche Saint-Laurent, il donnait à l’Institut d’Études politiques d’Aix-en-Provence, la conférence « Naissance du Canadien, de la Nouvelle-France au premier Québec ».
Enfin, le 23 novembre 2010, dans le cadre du séminaire « Transdiscursividades » de l’Universidade Federal da Bahia (Brésil), il a prononcé la conférence « La (re)construction actuelle du passé québécois et la mémoire de 1759-1760 : mémoire et commémorations en 2009-2010 ».

Fernand Harvey

Fernand Harvey a présenté la conférence d’ouverture au premier colloque international de l’Indian Association for Quebec Stuudies qui s’est tenu à Pondichéry (Inde), les 17 -19 février 2010. Sa conférence s’intitulait : «Le Québec et l’Inde : jalons historiques et contemporains d’une relation en construction».

Commémoration de Pierre Bédard

L’année 2010 a marqué le deuxième centenaire de la crise politique au Bas-Canada, laquelle amena la saisie du journal Le Canadien et l’emprisonnement de leaders politiques de l’époque, dont le député Pierre Bédard.

Gilles Gallichan (3e Fauteuil) a participé à deux colloques dont l’un était entièrement consacré au souvenir de Pierre Bédard: « Pierre Bédard, le journal Le Canadien et les patriotes de 1810 », Colloque La culture des patriotes. Comment forme-t-on une « tête à Papineau » ?, organisé par Charles-Philippe Courtois à l’Université du Québec à Trois-Rivières, le 25 mai 2010. Et « Pierre Bédard, le parlementaire et le chef du Parti canadien », Colloque Pierre-Stanislas Bédard et la crise de 1810, organisé par la Société du patrimoine politique du Québec (SOPOQ) à la salle Louis-Joseph-Papineau de l’hôtel du Parlement à Québec, le 28 mai 2010.

À l’occasion de cette journée de commémoration à l’Assemblée nationale, a été dévoilé le buste de Pierre Bédard, ɶuvre de l’artiste Pascale Archambault, de Montréal. Une exposition rappelant les événements de 1810, intitulée Pierre Bédard, l’honneur et la justice, a aussi été inaugurée ce jour-là et fut présentée à la Bibliothèque de l’Assemblée jusqu’au 10 septembre 2010. Les actes du colloque sur Pierre-S. Bédard seront publiés en 2011 dans le Bulletin d’histoire politique, publié par l’UQAM.

L’héritage de Pierre Bédard a aussi été souligné par un article de Gilles Gallichan, « La « bibliothèque » du journal Le Canadien (1806-1810) », publié dans la revue Documentation et Bibliothèques, vol. 56, no 2, avril-juin 2010, publiée par l’ASTED.

Colloque Hector Fabre (1834-1919) et les relations France – Canada français – Québec 1882-1960.

Trois membres des Dix ont participé à ce colloque tenu à l’Hôtel du Parlement de Québec, les 16 et 17 septembre 2010, et organisé par la Société du patrimoine politique du Québec et la Fédération des sociétés d’histoire du Québec.

Yvan Lamonde a présenté une communication intitulée : « Hector Fabre, figure du réformisme, de la Crise (1848-1858) de l’Institut canadien de Montréal à la complicité avec Laurier ». De son côté, Fernand Harvey a traité de « L’Institut scientifique franco-canadien, 1926-1967, précurseur de la coopération franco-québécoise ». Enfin, Gilles Gallichan a présidé la première séance du colloque consacré plus spécifiquement à Hector Fabre.

Divers

Les 25 ans de la revue Cap-aux-Diamants

La revue trimestrielle de vulgarisation historique Cap-aux-Diamants a célébré son 25e anniversaire en 2010. Trois membres de la Société des Dix ont participé à la rédaction de son 101e numéro portant le titre La passion de dire et de raconter: Deux siècles de journaux et de revues. Fernand Harvey: « Cap-aux-Diamants: 25 ans d’exploration et de vulgarisation de l’histoire »; Gilles Gallichan: « Nos premiers journaux et la liberté de la presse »; Yvan Lamonde: « Ébats, débats, combats, bât: la presse périodique et l’histoire des idées ».
Hommage à Claude Galarneau.

Le 13 novembre 2010, la Société historique de Québec a rendu un hommage à Claude Galarneau pour sa grande contribution à l’histoire culturelle, notamment celle de la ville de Québec. Un banquet réunissant plus d’une centaine d’invités a été organisé à l’hôtel Clarendon de Québec. Claude Galarneau est membre émérite de la Société des Dix, il a occupé le 5e Fauteuil de 1978 à 2005.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec a publié en 2010, en collaboration avec les Presses de l’Université Laval, les actes du colloque international tenu en juin 2008 intitulé Passeurs d’histoire(s), figures des relations France-Québec en histoire du livre. Ce colloque a fait la part belle aux travaux de Claude Galarneau en histoire de l’imprimé et aux contacts qu’il a encouragés entre chercheurs français et québécois.

Souvenir de Pierre Savard.

Pierre Savard survit dans son ɶuvre et, grâce au travail de son confrère historien Marc Lebel, nous en avons une nouvelle preuve. Il a réunit et publié une douzaine de textes inédits de Pierre Savard portant sur les liens entre les Canadiens français et la France au cours des deux derniers siècles. Pierre Savard, professeur à l’Université d’Ottawa a été membre de la Société des Dix de 1979 jusqu’à sa mort. Ce recueil posthume rappelle la valeur et l’intérêt de ses recherches. On pourra lire un excellent compte rendu de cet ouvrage par Gérard Fabre dans Recherches sociographiques, vol. 51, no 3 (2010), p. 556-558.

PIERRE SAVARD, Entre France rêvée et France vécue. Douze regards sur les relations franco-canadiennes aux XIXe et XXe siècles, Québec, Nota bene, 2009, 332 p.