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Journalistes influentes et ruralité au féminin
Une conférence de Jocelyne Mathieu

Bibliothèque nationale, Salle de consultation (site Rosemont)
Montréal, jeudi 8 décembre 2022 à 18 h

Série Mémoire de papier

Parties prenantes de l’agriculture au Québec, les femmes en milieu rural tissent entre elles depuis le début du XXe siècle un dynamique réseau d’échanges et de solidarité. Que ce soit par le courrier d’Alice Ber dans Le Bulletin des agriculteurs, les Cercles de fermières ou la revue Paysana de Françoise Gaudet-Smet, les femmes se mobilisent afin de propager les savoirs agricoles, pratiques et artisanaux.

Appuyée d’une courtepointe de documents historiques tirés des trésors de BAnQ, la professeure-chercheure Jocelyne Mathieu met en lumière le rôle de ces Québécoises à la lisière entre l’attachement pour les traditions de la terre et les aspirations vers le progrès.

À l’occasion du 100e anniversaire de Sollio Groupe Coopératif.

Jocelyne Mathieu est professeure-chercheure au Département des sciences historiques de l’Université Laval Source : https://www.banq.qc.ca/calendrier/a-venir/124042

Prix des Dix 2022 

Julie Roy personnifie la travailleuse de l’ombre, la chercheuse exceptionnellement originale en histoire des femmes et des écrivaines. Julie Roy aurait pu poursuivre sa carrière à l’université après un doctorat en études littéraires sous la direction de Bernard Andrès. Elle a dû faire trois postdoctorats ! Elle a été chercheuse subventionnée pendant cinq ans et chargée de cours. Puis elle a décidé de se réorienter en complétant une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information. Après avoir assumé diverses responsabilités à l’Université d’Ottawa, elle est actuellement gestionnaire des Services de référence à Bibliothèque et Archives Canada, institution où on n’a pas manqué de reconnaître ses bons coups et l’excellence de son travail.

Cette chercheuse a persisté et signe toujours des recherches de qualité. Elle a d’abord établi les fondations d’une histoire des « Strateìgies eìpistolaires et des formes de l’écriture feìminine de 1639 à 1839 » à la suite d’un imposant dépouillement de sources manuscrites et imprimées, dont la presse naissante. Au fil des ans, elle a identifié des auteures inconnues ou peu connues — Élise B. Larivière, Célina Bardy, Marie-Joseph Legardeur de Repentigny, Marie-André Regnard Duplessis Sainte-Hélène, par exemple —, mais surtout, elle a documenté et théorisé l’intuition qu’elle a eue au départ d’un lien entre l’écriture de lettres, les contributions aux journaux, la tenue de journaux personnels et l’écriture littéraire. On pendra comme indice sa contribution récente à Mens dans laquelle elle montre comment, chez les ursulines de Québec et de Trois-Rivières, la production d’un journal manuscrit en tout point semblable à la forme imprimée fut un autre creuset de l’écriture féminine.

On comprend mieux, par exemple, pourquoi et comment, par la suite, les couventines Henriette Dessaulles à Saint-Hyacinthe et Joséphine Marchand à Saint-Jean sont devenues épistolières, diaristes, journalistes. Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’on s’est intéressé à Paris, à Marseille, à Dijon, à Nice à ses travaux.

Le prix des Dix
Datant des années soixante, le Prix des Dix a été relancé en 2001. Il est destiné à honorer une personne pour sa contribution remarquable dans le domaine de l’histoire du Québec ou de l’Amérique française (recherche ou diffusion).

AEgidius Fauteux (1876-1941), premier des membres fondateurs de la Société des Dix, à figurer dans le Dictionnaire biographique du Canada

La biographie complète d’AÉdigius Fauteux vient d’être publiée dans le Dictionnaire biographique du Canada sous la signature de Marcel Lajeunesse, professeur titulaire à la retraite de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de Université de Montréal (septembre 2022).

AEgidius Fauteux, de la Société des Dix, fauteuil no 3.

Après avoir parcouru son itinéraire professionnel et rappelé ses influences à la fois françaises et américaines en bibliothéconomie, ainsi que son rôle dans l’acquisition de collections de livres savants pour la Bibliothèque Saint-Sulpice, Marcel Lajeunesse conclut sa biographie en faisant valoir son apport au développement des bibliothèques publiques à Montréal :

Ægidius Fauteux a fait de la Bibliothèque Saint-Sulpice une institution culturelle de premier plan à Montréal. Il l’a inscrite pleinement dans le monde des études en y recevant les étudiants de l’université de Montréal, de même que les chercheurs universitaires et amateurs, tout en tenant compte des besoins en lecture publique. Grand bibliothécaire, constamment à l’affût des nouvelles techniques, Fauteux a dirigé la Bibliothèque Saint-Sulpice et la Bibliothèque municipale dans une optique de service public.

À titre de membre fondateur de la Société des Dix, AEgidius Fauteux a été l’éditeur des Cahiers des Dix de 1936 à 1941, en plus d’y avoir signé huit articles.

Luc de La Corne Saint-Luc, d’un naufrage à l’autre

Un texte de Bernard Andrès paru dans le Devoir de littérature

Embarqué sur un rafiot mal équipé pour gagner la France au lendemain de la conquête britannique du Canada, La Corne échoue au large du Cap-Breton en novembre 1761. L’année d’avant, Montréal a capitulé, peu après Québec, bombardée, elle, en 1759. La France abandonnant le Canada en 1763, les quelque 60 000 Canadiens « naufragés » de la Province of Quebec endurent l’occupation militaire. Pour sa part, le capitaine La Corne, Croix de Saint-Louis, a perdu dans le naufrage de l’Auguste des membres de sa famille et une centaine de passagers qui l’accompagnaient. Il raconte

LANCEMENT DU NUMÉRO 75

Numéro 75 (2021)
Voici le 75e numéro des Cahiers des Dix. Depuis la première édition en 1936, chaque grand anniversaire de publication a été souligné. À la parution du cinquième Cahier, en 1940, les Dix étaient fiers d’achever « leur premier lustre. » Ægidius Fauteux rappelle alors aux lecteurs que les membres de cette petite académie « ne sont autre chose qu’un groupe d’amis qui, liés ensemble par un commun amour de l’histoire, ont imaginé de donner comme expression à ce culte fervent un volume annuel uniquement consacré à la glorification de notre passé. »

MARTINE DUMAIS, PRIX DES DIX 2021

En 2022, la Société des Dix décerne son prix annuel à Martine Dumais, enseignante émérite du niveau collégial québécois qui travaille depuis plus de 25 ans à faire connaître l’histoire et à éveiller la ferveur et la passion chez ses étudiant.e.s (suite)

Certificat hommage des Dix

Lors de la soirée du lancement du Cahier n° 75 de la Société des Dix, qui s’est tenue le 17 mai 2022, il a été remis à la Librairie la Liberté de Québec un certificat hommage pour son engagement indéfectible à publier les cahiers des Dix.

FERNAND HARVEY EN ENTREVUE

La Société Historique de Montréal a reçu Fernand Harvey pour parler de son livre sur les politiques culturelles au Québec. Un ouvrage paru aux Éditions du Septentrion : Histoire des politiques culturelles au Québec, 1855 à 1976.

Crédit photo : Chantal Carbonneau, f8

DÉCÈS D’ANDRÉE FORTIN

La Société des Dix a le regret d’annoncer le décès prématuré de notre collègue et amie Andrée Fortin. Son apport à la sociologie et aux études québécoises restera un héritage précieux. Andrée a apporté une contribution inestimable aux Dix,  non seulement par ses articles fouillés, fruit d’une longue expérience en recherche, mais surtout par la qualité de sa présence parmi nous. Sa modestie de chercheure n’avait d’égal que sa curiosité intellectuelle, son sens de l’humour et sa convivialité. Elle partageait véritablement l’esprit des Dix. Elle nous manquera beaucoup. Nos sympathies aux membres de sa famille.

REMERCIEMENTS

Les membres de la Société des Dix tiennent à remercier le président de l’Assemblée nationale du Québec, M. François Paradis. Celui-ci, par l’entremise du Programme de rayonnement de l’Assemblée nationale et de la démocratie représentative, a eu la générosité de contribuer largement au financement de la numérisation et de la mise en ligne sur Érudit des nos 1 à 34 des Cahiers des Dix. Il est désormais possible de consulter tous les numéros à cette adresse : Les Cahiers des Dix – Érudit (erudit.org)

PARUTION DU NUMÉRO 74

Numéro 74 (2020) | Chez l’éditeur | Commander

Les membres de la Société des Dix, fondée en 1935 dans les tourments de la grande crise économique, a su contourner les écueils causés par la crise sanitaire qui secoue le Québec depuis mars 2020, pour vous offrir cette 74e édition des Cahiers des Dix. L’histoire, la littérature, l’ethnologie, l’archéologie et l’art comptent parmi le vaste éventail de sujets traités dans ce numéro.

WEBINAIRE 15 avril | Fernand Harvey

Aux sources de l’intervention de l’État québécois dans le domaine culturel avant la Révolution tranquille

Entrevue de Jocelyne Mathieu à Radio-Galilée

L’éducation familiale et la valorisation du quotidien des femmes au XXe siècle

Avec l’aimable autorisation de Radio Galilée.

Les programmes d’enseignement ménager, d’éducation familiale ou d’économie domestique ont été conçus particulièrement pour instruire et éduquer les filles afin de les préparer à devenir des «femmes dépareillées». Au Québec, la première école ménagère ouvre en 1882 et les derniers instituts familiaux ferment à la fin des années 1960. Plusieurs principes sous-tendent cet enseignement et au-delà des savoirs et des savoir-faire s’impose un savoir être. L’hygiène qui, au XIXe siècle et au début du XXe, fait l’objet de campagnes d’information et d’un travail assidu des médecins auprès de la population accablée par plusieurs épidémies, ainsi que la propreté sont au coeur d’un savoir-faire fondamental tant pour le corps, la maison, l’alimentation que le vêtement. Le développement des Instituts familiaux durant les années 1940 et 1950 fera en sorte que le savoir de base, traditionnel et modernisé, sera inscrit dans une formation générale, qui dépasse assez largement les savoir-faire. Tout l’enseignement développé vise à modeler une femme qui sait tout et qui peut répondre à tout; celle qui gouverne la maison, qui sait compter et sur qui l’on peut compter; celle qui est habile en tout et qui attire l’admiration de tous. En somme, une personne idéale qui n’a aucune raison de souhaiter mieux.


Les Innus, un peuple à travers l’histoire

Denys Delâge démontre ici la filiation historique qui existe entre les Innus contemporains et leurs ancêtres de la préhistoire. Projet inutile, peut-on croire, puisque la langue innue, qui est la même que celle du XVIIe siècle, est toujours parlée de nos jours. Projet pertinent, néanmoins, parce que notre tradition historiographique affirme la disparition des Indiens. Quels furent donc les mécanismes 1) d’occultation de l’Autre chez les Euro-Canadiens et 2) de maintien dans le temps de la société innue ? Le ciment du monde innu n’a jamais résidé dans une organisation politique, mais dans la parenté et dans la cosmologie. Épidémies et raids guerriers ont durement éprouvé les Innus, mais à un degré probablement moindre que leurs voisins autochtones. Cette société a réagi en remembrant ses familles par l’adoption et l’assimilation des veufs, veuves et orphelins.

L’Atlas littéraire du Québec. Bernard Andrès en entrevue à Radio-Canada.

Consulter l’entrevue accordée à Michel Désautels par Bernard Andrès à l’émission Désautels le dimanche sur les ondes de Radio-Canada, le 30 septembre 2020 à 11h45.

Pierre Hébert (Université de Sherbrooke) Bernard Andrès (UQAM) et Alex Gagnon (Université Laval) sont les trois co-directeurs d’un imposant Atlas littéraire du Québec qui vient d’être publié aux éditions Fides en septembre 2020 (493p.).

Cet ouvrage de référence à multiples entrées (auteurs, œuvres, genres littéraires, thématiques transversales) a nécessité trois années de préparation et regroupe plus de 150 collaboratrices et collaborateurs issus de quatre continents. Parmi ceux-ci, outre Bernard Andrès, on trouve d’autres membres de la Société des Dix : Yvan Lamonde, Laurier Lacroix, Lucie Robert et Fernand Harvey.

Conférence virtuelle : La « Grande noirceur » ? Foyer de la création d’une vie musicale au Québec (1900-1950)

Conférence virtuelle par Marie-Thérèse Lefebvre, membre émérite des Dix et Bertrand Guay.

Rendez-vous mardi le 26 mai à 19 h 30, sur notre page Facebook ou sur la page Web du site de la SHM dédiée aux conférences.

L’événement, offert par les éditions du Septentrion et les sociétés historiques de Québec et de Montréal, aura lieu mardi le 26 mai à 19 h 30. Vous pourrez y accéder sur Facebook ou en suivant le lien suivant lors de l’événement : https://www.societehistoriquedemontreal.org/conferences-en-direct-sur-le-web/

À l’issue de leur intervention, nous leur relaierons vos questions. N’hésitez pas à les poser sur Facebook lors de l’événement ou à nous les envoyer dès maintenant par courriel.

Les causes de l’inachèvement du projet d’émancipation coloniale de 1837 à 1838

Yvan Lamonde revient sur la période des Rébellions de 1837-1838 dans le Bas-Canada en analysant les causes de l’inachèvement du projet d’émancipation coloniale par les acteurs de l’époque.


Du théâtre en famille, les marchands et le théâtre de la société

Lucie Robert explore dans son article la pratique du théâtre de société au Québec au cours du dernier tiers du XIXe siècle, à partir des créations et des réalisations de Félix-Gabriel Marchand et des membres de sa famille parmi lesquels se démarque sa fille Joséphine. [biographie]


Voix des esclaves autochtones et des esclavagistes

Dominique Deslandres a mis au jour un cas troublant : le procès intenté à un esclave autochtone nommé Constant, accusé d’intrusion dans la maison entièrement féminine de madame de Saint Pierre, une propriétaire d’esclaves habitant rue Notre-Dame, à Montréal en 1757.

Prix des Dix décerné à Pierre Lahoud

Lors de la soirée du lancement du Cahier n° 73 de la Société des Dix, qui s’est tenue le 12 février 2020 à la Librairie Laliberté de Québec, les travaux de l’historien et photographe Pierre Lahoud ont été reconnus par la remise du prix de la Société des Dix.

Lancement du Cahier n° 73

Explorer la mémoire et l’histoire, telle est la mission des Cahiers de la Société des Dix.

Louise Pothier élue au fauteuil n° 8

Madame Louise Pothier, conservatrice et archéologue en chef à Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, a été élue au fauteuil no 8 de la Société des Dix; elle remplace Fernand Harvey à ce fauteuil qui devient membre émérite des Dix. La médaille des Dix a été remise à madame Pothier le 12 février 2020 à la Maison de la littérature à Québec par Fernand Harvey, secrétaire sortant.