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Tournages des vidéos pour le Cahier 71 de la Société des Dix

La Société des Dix désire rejoindre le plus grand nombre de lecteurs possibles pour ses Cahiers. C’est pourquoi nous mettrons en ligne, sous peu, les premières capsules vidéos présentant le contenu sommaire de deux des articles du numéro 71 (2017) des Cahiers des Dix, soit celui de Gilles Galliichan et celui de Simon Langlois. La Société des Dix prend ainsi le virage technologique 2.0 !

En ce sens, les 1e et 3 mai 2018, nous avons effectué le tournage des premières capsules vidéo pour les articles de Gilles Gallichan et de Simon Langlois, articles parus dans le Cahier 71. En compagnie de Fernand Harvey qui a réalisé les photographies ci-dessous, et avec Pierre Fraser à la caméra,  les séances de tournage se sont très bien déroulées !

Les capsules vidéo suivront bientôt !

Gilles Gallichan écoute attentivement les instructions

Gilles Gallichan en pratique pour la première prise

Simon Langlois se tient prêt pour le classique « 1, 2, 3, action… » !

 

Simon Langlois nous parle des aspirations des familles québécoises

Pierre Fraser s’assure que tout se déroule sans problème

 

Deux visites de la Société des Dix à Bois-de-Coulonge à 78 ans de distance !

En 1935, les fondateurs de la Société des Dix ont rendu visite au lieutenant-gouverneur du Québec, Ésioff-Léon Patenaude, à sa résidence officielle de Spencer Wood (Bois-de-Coulonge), le 27 octobre 1935. Patenaude venait  de signer la veille les lettres patentes instituant la Société des Dix, laquelle avait été fondée un mois plus tôt, soit le 28 septembre 1935.

Photo 1
Les membres de la Société des Dix devant la résidence du
lieutenant-gouverneur à Bois-de-Coulonge, le 27 octobre 1935

De g. à dr.: Victor Morin, Gérard Malchelosse, Francis-J. Audet, É.-Z. Massicotte, Pierre-Georges Roy, Ésioff-Léon Patenaude, lieutenant-gouverneur du Québec, Aristide Beaugrand-Champagne, AEgidius Fauteux, Mgr Olivier Maurault, Montarville Boucher de la Bruère. Absent: l’abbé Albert Tessier.

Photo 2
Des membres des Dix en compagnie du lieutenant-gouverneur É.-L. Patenaude,
à l’intérieur de la grande serre attenante à la résidence de
Bois-de-Coulonge, 27 octobre 1935.
De g. à dr.: Victor Morin, Montarville Boucher de la Bruère, Aristide Beaugrand-Champagne, Ésioff-Léon Patenaude, lieutenant-gouverneur du Québec, Aegidius Fauteux

Photo 3
Des membres des Dix à l’intérieur de la grande serre
attenante à la résidence de Bois-de-Coulonge, 27 octobre 1935.
De g. à dr.: Mgr Olivier Maurault, É.-Z. Massicotte, Pierre-Georges Roy, Francis-J. Audet, Gérard Malchelosse, secrétaire des Dix

Photo 4
Les Dix devant la plaque commémorant la visite des premiers Dix à Bois-de-Coulonge en 1935. Québec, 21 octobre 2013.
De g à dr.: Gilles Gallichan, Bernard Andrès, Simon Langlois, Claude Galarneau, Jocelyne Mathieu, Denys Delage, Yvan Lamonde, Louis-Georges Harvey, Fernand Harvey,  secrétaire, Christian Laliberté (éditeur des Cahiers des Dix). Absents: Marie-Thérèse Lefebvre et Laurier Lacroix.

Photo 5
Maquette de la résidence du lieutenant-gouverneur du Québec
à Bois-de-Coulonge avant l’incendie de la résidence en 1966

Photo 6
Maquette des serres de Bois-de-Coulonge avant l’incendie  de la résidence en 1966

Lucie Robert accède au fauteuil n° 6

Présentation de Lucie Robert
Fauteuil n° 6
Par Bernard Andrès

« La langue est la métaphore de l’histoire ».

Lucie Robert, vous le savez, est ma collègue au Département d’Études littéraires de l’UQAM. Elle y fut même ma directrice durant quelques années. Un département où nous avons elle et moi enseigné les Lettres et la dramaturgie québécoises, mais aussi la sociocritique. C’est dire que nos intérêts académiques ont toujours convergé et qu’ils se recoupent encore. C’est pourquoi je me réjouis aujourd’hui de lui passer le relais à la Société des Dix, en vous adressant ces quelques mots de présentation.

Lucie a été formée à l’Université Laval où ses études doctorales ont porté sur le Manuel d’histoire littéraire de Camille Roy et sur l’institution littéraire au Québec. Elle a reçu deux fois le Prix Raymond-Klibansky, d’abord pour la publication de sa thèse, puis, en collaboration, pour sa participation au premier tome de La Vie littéraire au Québec. Ce tome, placé sous la direction de Maurice Lemire, portait sur ma période de prédilection : 1764-1805. Il est paru en 1991, à l’époque où je lançais moi-même le chantier de l’Archéologie du littéraire au Québec.

Fidèle artisane du vaste projet La Vie littéraire au Québec, initié par l’Université Laval, Lucie a co-dirigé avec Denis Saint-Jacques le tome V (sur le tournant du XXe s). Avant même La Vie littéraire au Québec, Lucie collaborait déjà au projet antérieur du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec (tomes 2 à 5, 8, 9).

Dans La Vie littéraire Lucie est responsable des sections sur les Biographies, l’histoire (comme genre littéraire), la vie théâtrale et les textes dramatiques. J’ajoute que, spécialiste de la dramaturgie québécoise, Lucie tient avec application, depuis plus de 30 ans, la chronique « Dramaturgie », dans Voix et images. Vous l’avez peut-être aussi entendu ses chroniques de dramaturgie à Radio-Canada.

Ce qu’on sait moins, car c’est secret (j’ai mes renseignements!), c’est que Lucie a fourni dans l’ombre (sans signature) la majeure partie des chapitres sur l’Éloquence religieuse, les Satires, les Pamphlets et la Polémique au XIXe siècle. Actuellement, elle s’occupe des radioromans, des causeries radiophoniques et de la Littérature jeunesse. Bientôt viendra, en plus de ces sujets, la littérature télévisuelle avec le prochain tome de La vie littéraire: 1948-1962.

Spécialiste du XIXe siècle québécois, mais aussi de la première moitié du XXe, Lucie s’intéresse à l’histoire littéraire des femmes, mais, plus largement, aux Lettres et à la scène québécoises (en théâtre, elle « couvre » aussi toute la production contemporaine). Elle a dirigé d’importants projets subventionnés, dont le fameux CRILCQ (Centre interuniversitaire de recherche sur la littérature et la culture québécoises). Durant ces 10 dernières années, elle a aussi animé deux projets CRSH, l’un sur l’Histoire de la vie artistique au Québec de la fin du XIXe siècle à la Deuxième guerre mondiale, et l’autre sur la vie artistique au Québec (1895-1948).  

Dans le domaine de l’édition, outre la revue Voix et images qu’elle a dirigé avec brio, Lucie a travaillé sur le roman Charles Guérin de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau. Elle a également consacré de nombreux articles et chapitres de livres à Philippe Aubert de Gaspé, Henri-Raymond Casgrain, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Octave Crémazie, Joseph Quesnel, Laure Conan, Louis Fréchette et François-Xavier Garneau (notamment dans un ouvrage codirigé par Gilles Gallichan en 1998).

On ne compte plus ses collaborations aux encyclopédies et dictionnaires :

  • Dictionnaire biographique du Canada
  • Dictionnaire des artistes du théâtre québécois
  • La Nouvelle Encyclopédie canadienne,
  • The Oxford Companion to Canadian Theatre,
  • Le Robert littéraire,
  • Le Dictionnaire des intellectuels, codirigé par Yvan Lamonde.

Actuellement, – autre secret que je peux vous révéler – dans l’actualité la plus brûlante qui soit, Lucie est aussi chargée de (et surchargée par) une série impressionnante de notices sur la dramaturgie, dans un certain Atlas littéraire québécois, que Pierre Hébert et moi-même dirigeons avec Alexandre Gagnon (Atlas littéraire pour lequel, du reste, nous avons débauché trois autres sociétaires des Dix !).

Mais revenons aux Dix qui accueillent aujourd’hui notre collègue et amie et qui attendent beaucoup de sa venue dans notre petite académie. À quoi pouvons-nous nous attendre de sa part, dans nos discussions et dans nos Cahiers ?

Parmi les thèmes chers à Lucie, thèmes que nous retrouverons certainement dans nos Cahiers, mentionnons la critique féministe, les notions d’« art social », de « canon littéraire», de discours biographique et de signature. C’est aussi tout le domaine de la littérature orale, et au théâtre, du corps et de la voix, ainsi que le monologue au féminin.

Pour finir, deux mots sur ce qui nous rapproche, Lucie et moi, mais aussi nous tous, aux Dix : l’intérêt soutenu pour l’Histoire. L’Histoire et la façon de la lire et de la dire. J’aime beaucoup le titre d’un article de Lucie dans Les Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle (1998). Son travail portait sur le « Dire, au théâtre ». Et Lucie avait cette superbe formule sur laquelle je terminerai cette présentation trop lacunaire: « La langue est la métaphore de l’histoire ».

Bienvenue, Lucie, dans l’histoire des Dix !