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Allocution d’Athanase David à la station de radio CHLP (Montréal), le 30 mai 1945 — La victoire des Alliés, la démocratie et l’unité canadienne

Athanase David (1882-1953) fut secrétaire de la province dans le gouvernement de Louis- Alexandre Taschereau de 1919 à 1936 avant d’être nommé sénateur par le premier ministre Mackenzie King en 1940 où il siégea jusqu’à son décès en 1953.

Dans son allocution, Athanase David fait l’éloge de la démocratie après la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie. Il poursuit par un plaidoyer en faveur de l’unité canadienne et accorde son appui à Mackenzie King lors de la campagne électorale du 11 juin 1945. Le gouvernement Libéral de King sera réélu pour un troisième mandat, mais minoritaire.

David termine son allocution par un plaidoyer en avant de son temps en faveur d’un drapeau et d’un hymne national pour le Canada :

« Nous déplorons encore l’absence d’un drapeau et d’un hymne national. Eh bien! Nous les aurons demain. Il importe donc de consolider toutes les énergies et les volontés de la nation canadienne afin que puisse s’exalter désormais, la réalisation de le recommencer par les accents victorieux de son hymne national et dans les couleurs symboliques de toutes les aspirations canadiennes : son drapeau ».

Ce souhait précédait de vingt ans l’adoption d’un drapeau canadien (1965) et d’un hymne national (1967).

À l’écoute de ce rare document oral qui ait été conservé des nombreux discours d’Athanase David, on appréciera la voix assurée et les qualités oratoires de cet homme politique d’envergure dans l’histoire politique du Québec.

Fernand Harvey

Membre émérite des Dix Québec, 23 septembre 2022

Lancement du numéro 75

Numéro 75 (2021)
Voici le 75e numéro des Cahiers des Dix. Depuis la première édition en 1936, chaque grand anniversaire de publication a été souligné. À la parution du cinquième Cahier, en 1940, les Dix étaient fiers d’achever « leur premier lustre. » Ægidius Fauteux rappelle alors aux lecteurs que les membres de cette petite académie « ne sont autre chose qu’un groupe d’amis qui, liés ensemble par un commun amour de l’histoire, ont imaginé de donner comme expression à ce culte fervent un volume annuel uniquement consacré à la glorification de notre passé. »

Les Innus, un peuple à travers l’histoire

Topo

Denys Delâge démontre qu’il existe une filiation historique entre les Innus contemporains et leurs ancêtres de la préhistoire. Projet inutile, peut-on croire, puisque la langue innue, qui est la même que celle du XVIIe siècle, est toujours parlée de nos jours. Projet pertinent, néanmoins, parce que notre tradition historiographique affirme la disparition des Indiens. Quels furent donc les mécanismes 1) d’occultation de l’Autre chez les Euro-Canadiens et 2) de maintien dans le temps de la société innue ? Le ciment du monde innu n’a jamais résidé dans une organisation politique, mais dans la parenté et dans la cosmologie. Épidémies et raids guerriers ont durement éprouvé les Innus, mais à un degré probablement moindre que leurs voisins autochtones. Cette société a réagi en remembrant ses familles par l’adoption et l’assimilation des veufs, veuves et orphelins.

Balado

Vidéo


« L’Atlas littéraire du Québec » Bernard Andrès en entrevue à Radio-Canada.

Consulter l’entrevue accordée à Michel Désautels par Bernard Andrès à l’émission Désautels le dimanche sur les ondes de Radio-Canada, le 30 septembre 2020 à 11 h 45.

Pierre Hébert (Université de Sherbrooke) Bernard Andrès (UQAM) et Alex Gagnon (Université Laval) sont les trois co-directeurs d’un imposant Atlas littéraire du Québec qui vient d’être publié aux éditions Fides en septembre 2020 (493p.).

Cet ouvrage de référence à multiples entrées (auteurs, œuvres, genres littéraires, thématiques transversales) a nécessité trois années de préparation et regroupe plus de 150 collaboratrices et collaborateurs issus de quatre continents. Parmi ceux-ci, outre Bernard Andrès, on trouve d’autres membres de la Société des Dix : Yvan Lamonde, Laurier Lacroix, Lucie Robert et Fernand Harvey.


Les causes de l’inachèvement du projet d’émancipation coloniale de 1837 à 1838

Yvan Lamonde revient sur la période des Rébellions de 1837-1838 dans le Bas-Canada en analysant les causes de l’inachèvement du projet d’émancipation coloniale par les acteurs de l’époque. Parmi les causes de cet échec, il met en lumière les désaccords et les oppositions parmi les Canadiens à propos des orientations de ce projet d’émancipation tout autant que les moyens mis en oeuvre pour le réaliser. Des questions telles que la divergence des points de vue politiques entre Montréal et Québec, l’impréparation militaire, les problèmes de communication et le manque d’appuis étrangers comptent parmi les causes de cet échec.